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samedi 28 novembre 2009

classe de 3e : correction du devoir d'histoire sur l'Allemagne nazie



Questions sur documents
:
1) Les deux éléments de l'affiche qui font référence à un régime totalitaire sont :
-l'usage des moyens de propagande pour s'adresser au peuple : affiche, poste radio..
-le culte du chef unique : la radio (moyen de propagande moderne) symbolise la voix du führer, du guide qui s'adresse aux Allemands, tel un guide ( pour ne pas dire un dieu).

2) L'auteur du texte est A. Hitler. Suite à l'échec du coup d'Etat de Munich (1923), Hitler est incarcéré en prison en 1924 et en profite pour rédiger son manifeste intitulé "Mein Kampf".

3) La photographie montre une synagogue incendiée, probablement lors de la "nuit de cristal", le 9 novembre 1938 (on parle alors d'un pogrom). Au cours de cet évènement, les Nazies se sont attaqués à plusieurs milliers de magasins tenus par des Juifs, plus d'une centaine de synagogues ont été détruites et près d'une centaine de Juifs perdront la vie.
Pour plus d'information sur cet évènement, cliquez ici

Paragraphe argumenté
:

Nommé chancelier en janvier 1933, il ne faut à Hitler que quelques mois pour transformer l'Allemagne en un Etat totalitaire et raciste.


En effet, dans les semaines qui suivent sa nomination légale, Hitler se fait remettre les pleins pouvoirs, élimine les opposants (les communistes accusés d'avoir incendiés le Reichstag, les SA accusés de s'opposer à la politique capitaliste d'Hitler lors de la "Nuit des Longs Couteaux"...). Seul le parti nazi est autorisé et la mort du Maréchal Hindenburg en août 1934 lui donne tous les pouvoirs : il devient le Reichsführer, chef de l'Etat et du gouvernement allemand. C'est la fin de la démocratie (ou République) de Weimar. Parallèlement, s'organisent activement la répression policière contre les opposants(gestapo) et la propagande (culte de la personnalités, grands défilés, messages radios ou sous forme d'affiche) sous la direction de J. Goebbels. Ainsi, la société devient entièrement encadrée : l'éducation des jeunes est contrôlée et on les embrigade dans les jeunesses hitlériennes; les plus âgés sont contrôlés dans le cadre de leur profession ou loisirs.

Le régime nazi est également un régime raciste. Avant son arrivée au pouvoir, Hitler avait élaboré sa théorie raciste de l'inégalité des races dans son ouvrage "Mein Kampf", conçu lors de son séjour en prison après l'échec du coup d'Etat de Munich (1923). Selon lui, la race "aryenne" (race allemande/germanique) est la race supérieure et de ce fait, elle doit éviter d'être souillée par des races inférieures (juive, tsigane, slave). Une fois au pouvoir, ces principes voient leur pire expression dans les lois de Nuremberg de 1935 et la "Nuit de Cristal" de 1938. En effet, les Juifs accusés de corrompre les "Aryens" sont progressivement exclus de la citoyenneté allemande; les ouvrages d'auteurs juifs brûlés (autodafés) et plus grave encore, ils sont victimes d'attaques perpétrées contre leurs personnes et leurs biens (pogroms).


La suppression des lois fondamentales, l'encadrement de la population font bien de l'Allemagne nazie un Etat totalitaire. Par ailleurs, la situation des juifs en Allemagne devient intenable à la veille de la seconde guerre mondiale.

mardi 24 novembre 2009

Retour sur la journée du 11 novembre











C'est avec un peu de retard que je rédige ce post. Veuillez m'excuser...

Le 11 novembre est une grande date de la vie commémorative en France, au même titre que la journée du 14 juillet ou du 8 mai. C'est un jour de mémoire qui célèbre la fin de la première guerre mondiale, l'armistice entraînant une cessation des combats en attendant la signature de traités de paix.

Voici le témoignage de Lazare PONTICELLI
, le dernier survivant français (décédé le 12 mars 2008, à l’âge de 111 ans) à l'annonce de l'armistice de 1918. Il se souvenait qu’alors que son “bataillon se préparait à monter à l’attaque, on a appris la signature de l’armistice. Fallait voir ça ! C’était incroyable ! On s’est embrassés, Italiens et Autrichiens ensemble. Nous étions fous de joie !”. C'est avec un extrême soulagement que les soldats, les populations c
iviles européennes apprennent la guerre. Partout on assiste à des scènes de joie et de fraternité ! Tony DE VIBRAYE, officier au 1er Régiment de Cuirassiers se trouvait à Paris, le 11 Novembre 1918 précisément… : “Je me trouve être à Paris le matin de l’Armistice. A onze heures, toutes les cloches se mettent à sonner ; le spectacle de la ville, à ce moment, est inoubliable. Un enthousiasme indescriptible s’empare spontanément de la foule sur les Grands Boulevards et la place de l’Opéra où, par chance, je passe à cet instant unique : tout le monde se met à chanter ou à hurler, d’un seul élan, la Marseillaise.
Depuis cette date, on célèbre chaque année cet évènement qui mit fin à quatre années de guerre et de souffrances vécues par les soldats et les populations civiles.
Depuis, de nombreuses cérémonies de commémoration eurent lieu, mais trois retiennent notre attention; celle du 11 novembre 1920 : on célèbre à la fois le cinquantenaire de la IIIe République associé à l'hommage du soldat inconnu, dont les restes symbolisent le sacrifice des soldats français (appelés affectueusement "poilus") non identifiés. L'idée d'honorer les hommes tombés sur le champ de bataille date de 1916 (en pleine guerre) et l'on décide donc de choisir le Panthéon comme lieu de sépulture en 1919. Un an plus tard, on décide par une loi du transfert de cette tombe sous l'Arc de Triomphe. La journée du 11 novembre marque donc le transfert officiel de cette tombe, même si ce n'est qu'à partir de janvier 1921 que la dépouille est mise en terre sous la voute de l'Arc de triomphe. Sur la dalle en granit sont gravés ces mots : "Ici repose un soldat français mort pour la Patrie".
A partir du 11 novembre 1923, on prend l'habitude d'allumer une flamme sur cette tombe, une flamme qui veille sur un mort inconnu, un mort sacré.
La commémoration du 11 novembre 2009 est donc une journée de mémoire en hommage à des hommes qui se sont battus pour la France mais elle est aussi l'occasion de montrer que l'Europe est capable de se réconcilier avec son passé et de vivre en toute amitié. Ainsi, 91 ans après l'armistice du 11 novembre 1919, Angela Merker (Chancelière allemande) et le président Nicolas Sarkozy ont ravivé ensemble la flamme du soldat inconnu puis se sont ensuite recueillis sur sa tombe. C'est la première fois qu'un chef de gouvernement allemand assistait à cette commémoration à Paris.

Source : Collection "Mémoire et citoyenneté", N° 8. Publication Ministère de la défense/SGA/DMPA

vendredi 20 novembre 2009

Contrôle d'histoire : l'Allemagne nazie













Conseils majeurs : apprendre son cours, revoir les exercices du fichier et revoir le schéma p88 sur le "cas allemand"

Chronologie
:
1919 : naissance de la République de Weimar 3 mois après l'armistice
1919 : Hitler adhère à un obscur parti d'extrême-droite qu'il transforme en NSDAP.
1923 : Hitler et les SA (service d'ordre du parti nazi) écjouent dans leur tentative de coup d'Etat à Munich.
1925 : rédaction de "Mein Kampf" lors du séjour d'Hitler en prison
1929 : Crise économique aux Etats-Unis
1932 : 6 millions de chômeurs en Allemagne
1932 : le parti nazi, après de nombreux échecs lors des élections, devient le premier parti d'Allemagne après les élections de 1932


30 janvier 1933 :Hitler nommé chancelier à la surprise générale et en toute légalité par le président Hindenburg
27 février 1933 : Incendie du Reichstag, un mois plus tard le parti communiste est interdit
8 mars 1933 : création des 1ers camps de concentration
29 mars 1933 : suppression des lois fondamentales
14 juillet 1933 : le parti nazi est seul autorisé et devient donc parti unique : c'est la fin de la démocratie

30 juin 1934 : "Nuit des Longs Couteaux"-->Elimination/exécutions des chefs SA
2 août 1934 : Mort d'Hindenburg. Hitler devient Reichsfürer (il cumule tous les pouvoirs).
1935 : lois de Nuremberg : les juifs sont déchus de la citoyenneté allemande. Les mariages entre Juifs et non-juifs sont interdits.
1936 : Hitler réarme l'Allemagne
9 novembre 1938 : Nuit de Cristal : près de 100 morts, 250 synagogues détruites, des milliers de commerces juifs saccagés.

Vocabulaire ou expressions à employer en fonction du sujet : parti extrémiste, NSDAP (ou parti nazi), SA, KPD (parti communiste allemand), République de Weimar, diktat, coup d'Etat, Mein Kampf, race aryenne, inégalités des races, espace vitale, chancelier, chef unique, Reichsführer, gestapo, propagande, embrigadement de la population, camp de concentration, totalitarisme, autodafé...

Plan du cours :
  • Les manifestations de la crise en Allemagne : crise manifeste dès 1929 à cause de la crise ameericaine( Pourquoi ?); Les partis extrémistes en profitent pour accroître leur audience; aux élections de 1932, le parti nazi devient le premier parti d'Allemagne...
  • Les réponses proposése à la crise : la nomination d'Hitler, le démantèlement de la démocratie en quelques mois et la mise en place d'un régime totalitaire; Pour relancer l'économie et offrir des emplois, alliance avec les patrons de l'industrie, réarmement de l'Allemagne et politique des transports...
  • Pourquoi la démocratie n'a pas résister à la crise en Allemagne ? Tradition démocratique peu enracinée en Allemagne; République de Weimar assimilée à la défaite par les Allemands (Diktat de Versailles).
J'espère que ces pistes vous aideront dans vos révisions. N'hésitez pas à poser des questions. Bon courage !

mercredi 21 octobre 2009

Classe de 3e : correction du devoir sur l'URSS de Staline



Questions sur documents :

1) Le moyen qui doit permettre de développer l'économie est d'appliquer un plan ("notre économie est régie par un plan"). C'est l'Etat ou le parti qui est chargé d'appliquer le plan en assignant des objectifs (voir cours). Ce plan doit avoir une durée de cinq ans (on parle de plan quinquenal).
Pour mettre fin "à une économie paysanne petite et morcelé", Staline décide de la collectivisation (réunion des terres, du bétail et des outils agricoles sous le contrôle de l'Etat).

2) La caricature anglaise de Staline suggère l'idée qu'il exerce un pouvoir autoritaire et personnel. Il est représenté avec un visage inquiétant, une posture imposante. A ses côtés, les membres du parti n'ont pas de tête et n'apparaissent que comme de simples exécutants.

3) Le goulag est un camp de travailleurs forcés.
Pour répondre à la dernière question, il fallait mettre en relation les docs 1 et 3. Dans le doc.1, Staline dit qu'il n' y a pas des "millions de chômeurs", ni "d'anarchie dans la production" et qu'il faut continuer dans la voie de l'industrialisation. Le doc.3 nous apprend l'existence de goulags où les travailleurs sont de véritables esclaves au service de l'industrie.
Le lien est évident :
Afin de réaliser les priorités économiques prévues par le plan, Staline n'hésite pas à déporter des millions de personnes qui travaillent au service de l'industrialisation à marche forcée de l'URSS et cela à moindre coût.

Paragraphe :

A partir de 1929, Staline et l'Etat communiste décident de prendre en main l'économie soviétique par des mesures autoritaires. C'est donc la fin de la NEP qui permettait à des entrepreneurs de se développer librement et de redresser le pays après la guerre civile (1918-1921).


En effet, Staline décide de la collectivisation de l'agriculture en obligeant les paysans à réunir les terres, le matériel agricole, le bétail sous le contrôle des agents de l'Etat. C'est la fin de la propriété individuelle et les paysans n'ont de choix que d'intégrer deux types de structure : les sovkhozes (fermes d'Etat) et kolkhozes (coopératives). L'industrie est également collectivisée dans la mesure où c'est l'Etat qui en prend le contrôle (nationalisation) et qui en fixe les objectifs grâce à des plans quinquennaux d'une durée de cinq ans. Les priorités sont les industries lourdes, d'équipements et d'armement afin de moderniser le pays.

Ces mesures radicales entraînent de nombreuses oppositions de la part des paysans. Beaucoup contestent ces décisions et n'hésitent pas abattre leur bétail et à cacher/détruire leurs matériels agricoles. Malheureusement, la répression des agents de l'Etat est immédiate : arrestations, exécutions, tortures. Les Koulaks, des paysans qui s'étaient enrichis grâce aux mesures de la NEP, sont considérés comme des ennemis du régime et sont dépouillés puis déportés dans les camps de travail (près de 500 000 familles) où ils travaillent sans contre-partie et permettent de remplir les objectifs économiques fixés par Staline. Les ouvriers sont mieux traités que les paysans mais pour les forcer à accroître leur rendement, le régime n'hésite pas à employer la propagande. L'ouvrier Stakhanov, par exemple, est cité en véritable héros et modèle pour la classe ouvrière. au final, on ne note pas d'améliorations notables des conditions de vie des ouvriers.


A la veille de la seconde guerre mondiale, l'URSS a relevé le défi de l'industrialisation forcée car elle est devient alors la seconde puissance industrielle du monde. L'agriculture reste sous-développée et les mesures arbitraires de la collectivisation n'ont jamais obtenu l'adhésion des paysans qui ont gardé un profond ressentiment de cette période (spoliation, répression, terreur, famine).

Classe de 3e : correction du test de connaissances sur l'URSS de Staline



Réponses (avec complément d'informations)
:
1) Les deux révolutions que connaît la Russsie en 1917 ont lieu en février (-->abdication du tsar début mars) et en octobre (-->prise de pouvoir par les Bolcheviks).
2) Nicolas II est le dernier tsar de Russie. Il est assassiné en 1918 durant la guerre civile par les bolcheviks.
3) Avant de s'emparer du pouvoir en octobre 1917, les Bolcheviks prennent le contrôle des soviets (assemblées du peuple).
4) La guerre civile débute en 1918 et s'achèvent en 1921. Elle oppose les Rouges (Les Bolcheviks qui cherchent à consolider leur pouvoir) aux Blancs (anciens généraux de l'armée tsariste, troupes étrangères favorables à l'ancien régime).
5) L'Urss est créee après la guerre civile qui voit la victoire définitive des Rouges en 1922. Le sigle signifie l'Union des Républiques socialistes soviétiques).
6) La NEP (Nouvelle politique économique) voit le jour en 1921 à l'initiative de Lénine. A cette date, la Russie est ruinée par trois de guerre et doit donc se relever. Elle s'achève en 1929 lorsque Staline décide de reprendre en moin une économie laissée libre aux mains des entrepreneurs. Il instaure la collectivisation de l'agriculture et l'industrialisation à marche forcée.
7) Staline succède à Lénine à partir de 1924. Il occupe le poste de 1er secrétaire du PCUS (parti comunisme d'Union soviétique).
8) La politique agricole instaurée par Staline en 1929 s'appelle la collectivisation. Elle met fin à la NEP car dorénavant le bétail, les terres sont mis en commun et les paysans sont intégrés à deux types de structures : le kolkhoze et le sovkhoze.
9) Staline met en place un régime totalitaire ( le totalitarisme). Ce régime cherche à obtenir le contrôle et la soumission de la population par différents moyens (une seule idéologie, un seul chef, un seul parti, la propagande, la répression...).
10) Les procès de Moscou débutent en 1936 et s'achèvent en 1938. Les personnes jugées sont accusées de comploter contre Staline et contre le régime, d'être à la solde des étrangers. Ces procés truqués, où les aveux sont obtenus par la torture, permettent à Staline de se débarrasser de chefs historiques de la révolution bolchevique et de généraux de l'armée hostiles.
11) Les Koulaks sont des paysans qui se sont enrichis durant la NEP voulue par Lénine. Au nom de la collectivisation et de la volonté de créer une société sans classe, beaucoup sont éliminés ou déportés au goulag (500 000 familles).

samedi 19 septembre 2009

Classe de 3e : consignes de révision

Rappel :
-Mémoriser le plan du cours et travailler avec les documents étudiés
-Comprendre les termes et expressions nouvelles Ex : "le bourrage de crâne", "la propagande"...
-Connaître par coeur dates et localisations

Introduction
-----> Comprendre les causes indirectes de la guerre (les rivalités)
-----> Comprendre la cause directe (L'assassinat de F-F à Sarajevo et la mise en place des systèmes d'alliance)

I) Les grandes phases du conflit
----->Tableau + cartes :
retenir :
-les 4 grandes phases,
-les fronts militaires et le nom de quelques grandes batailles (Verdun, Tannenberg en 1914, Verdun en 1916 et le Chemin des Dames en 1917=symbole de la boucherie humaine, offensives allemandes des printemps-été 1918.
-l'entrée en guerre de l'Italie et Etats-Unis
-Signature de l'armistice à Rethondes le 11/09/1918

II) Une guerre "nouvelle et totale"
Quelles sont les grandes originalités de ce conflit ?
1) Au front
-Qu'est-ce que le front ?
-Quelles sont les armes employées ? Les types de combats ? Pourquoi assistent à des mutineries au cours de l'année 1917 dans les deux camps ?

Expressions à connaître
: omniprésence et banalisation de la mort, cruauté et horreur des combats, lassitude morale.

2) A l'arrière
Qu'est-ce que l'arrière ? Comment se mobilise-t-elle au service de l'avant (front) ?
  • L'Union sacrée derrière les gouvernements
  • La mise en place d'une économie de guerre
  • L'effort de guerre des civils
  • Une guerre qui mobilise les esprits
Expressions à connaître : union sacrée, économie de guerre (Ex : Renaut), munitionettes,
souffrance des civils (faim, rationnement, occupation, génocide etc), propagande ("les balles allemandes ne tuent pas"), censure.

III) Une Europe transformée :

1) par des traités de paix
-Qu'est-ce que les 14 points du président Wilson ?
-Ouverture de la conférence de Versailles (Janvier 1918) et traité avec l'Allemagne (juin 1918)
-Carte de l'Europe en 1923 : quelles transformations ?

2) par un bilan désastreux
  • bilan humain : morts, mutilés, veuves et orphelins..
  • bilan matériel et économique : quoi ?
  • bilan moral et transformation des sociétés : trauma
Expressions à connaître : "traumatisme", "Der des ders", "pacifisme", "revendications des femmes","monuments aux morts", "tombe du soldat disparu","Diktat" et "paix mutilée" (ressentiments allemand et italien), "disparition des empires", "SDN".

dimanche 6 septembre 2009

Le brevet dans les grandes lignes...

L’histoire-géographie fait partie, avec les mathématiques et le français, des matières inscrites à l’examen du brevet des collèges que chaque élève passe à la fin de son année de 3ème.

L’épreuve n’est pas insurmontable, loin de là. Encore faut-il que l’élève fournisse tout au long de l’année un travail sérieux et régulier. Ce travail doit avant tout s’appuyer sur l’apprentissage systématique du cours, des dates, des définitions, des cartes vus en cours. Il est indispensable également de reprendre le soir, à la maison, les documents abordés durant la séance ainsi que les exercices ou les questions les accompagnant. Il faut également tirer profit des contrôles du trimestre qui constituent autant d’entrainements à l’épreuve finale. Ne pas hésiter à relire la correction faite par le professeur. Cette habitude est la meilleure façon de comprendre et corriger ses erreurs, ses incompréhensions. Ce simple travail doit permettre à l’élève de progresser et d’atteindre de bons résultats dans la matière. Mais, pour être efficace, il est indispensable qu’il soit réalisé consciencieusement et aussi souvent que possible.

L’épreuve est notée sur quarante points.

Quatre points de la note sont attribués au soin porté à la copie, à l’expression et à l’orthographe. On n’insistera donc jamais assez sur le fait qu’il est essentiel d’apprendre à travailler proprement et surveiller particulièrement son expression à l’écrit. Une fois encore, un travail régulier sur l’année scolaire entière doit permettre aux élèves en difficulté de résoudre d’éventuels problèmes de rédaction.

La première partie de l’épreuve est notée sur dix huit points. L’élève a le choix entre deux sujets, portant chacun sur l’une des grandes parties du programme d’Histoire-Géographie.
Au cours de cet exercice, on propose à l’élève trois documents se rapportant à un même thème. Il peut s’agir de textes historiques (discours, extraits d’oeuvres littéraires, articles de journaux….), d’illustrations (Affiches, photos, peintures…), de cartes, de graphiques ou de tableaux présentant diverses données chiffrées.

Chaque document fait l’objet de questions. Les réponses sont soit contenues dans le document lui-même ou bien peuvent faire appel à des connaissances personnelles. Parfois, l’élève doit mettre en relation les divers documents proposés avant de pouvoir rédiger sa réponse. L’ensemble des questions sur document est noté sur huit points.

L’élève doit ensuite rédiger un petit paragraphe d’une vingtaine de lignes sur un sujet posé. Ce sujet est là encore en relation directe avec le thème abordé dans les documents. Ce paragraphe est nécessairement organisé et cohérent. L’élève doit alors réutiliser ses connaissances personnelles mais également, dans la mesure du posssible, les informations qu’il aurait pu découvrir dans les documents qui lui sont présentés. Cette utilisation des documents doit être réfléchie et s’intégrer de manière logique au paragraphe. Le hors sujet est bien entendu sanctionné. Ce travail est évalué par une note sur dix points.

La deuxième partie de l’épreuve permet d’évaluer les connaissances de l’élèves sur le programme d’éducation civique. Le sujet est imposé.
L’exercice est construit sur le modèle de la première partie de l’épreuve. Il est noté sur douze points.
Là encore, deux ou trois documents (Articles de jornaux, extraits de lois, graphiques…) abordant un même thème sont présentés à l’élève et font l’objet de plusieurs questions notées sur quatre points.
Les huit points restants sont consacrés à évaluer un paragraphe argumenté d’une quinzaine de lignes répondant à un sujet donné. Ce paragraphe est construit de la même manière qu’en histoire ou en géographie. Cependant, il est plus court. L’élève doit y démontrer ses capacités à réutiliser des connaissances personnelles et des informations tirées des documents fournis.

La dernière partie de l’épreuve permet d’apprécier la capacité de l’élève à restituer des dates ou des localisations.
On demande à l’élève de remplir une chronologie en histoire ou une carte muette en géographie. Cette partie notée sur six points n’est pas la plus évidente car elle demande à l’élève de réutiliser des connaissances acquises depuis la classe de sixième.
Ainsi, au cours de son année de 3eme, l’élève doit apprendre régulièrement une cinquantaine de dates historiques vues au cours de ses quatre années de collège. Il lui faut aussi connaitre les grands repères géographiques mondiaux qu’il réutilisera au moment de l’épreuve. (Grandes villes, grands fleuves, pays vus au cours de sa scolarité, chaines de montagnes……). Il lui faut également faire ce travail pour la France.

L’épreuve d’histoire-géographie au brevet, si elle n’est pas d’une difficulté extrême, demande cependant un entrainement régulier et sérieux qui doit permettre aux élèves motivés de progresser.
La préparation de l’épreuve ne se fait pas seulement lors des révisions générales aux mois de Mai ou de Juin. Elle se fait tout au long de l’année, en cours, lors des contrôles et de leur correction, en relisant le manuel.

On ne le répètera jamais assez : être attentif en classe, suspendre un moment les bavardages, se concentrer sur le tableau et sur ce que dit le professeur, c’est déjà prendre un bon départ pour la réussite de cette épreuve et du brevet en général…..A bon entendeur...

La numération romaine

Lire une date

Rappel des chiffres romains :
1 = I 11 = XI 10 = X 100 = C 1 000 = M
2 = II 12 = XII 20 = XX 200 = CC 2 000 = MM
3 = III 13 = XIII 30 = XXX 300 = CCC 3 000 = MMM
4 = IV 14 = XIV 40 = XL 400 = CD 4 000 = MMMM
6 = VI 16 = XVI 60 = LX 600 = DC
7 = VII 17 = XVII 70 = LXX 700 = DCC
8 = VIII 18 = XVIII 80 = LXXX 800 = DCCC
9 = IX 19 = XIX 90 = XC 900 = CM

Chiffre
romain
Valeur
I 1
V 5
X 10
L 50
C 100
D 500
M 1 000

Mode opératoire

Pour connaître la valeur d’un nombre écrit en chiffres romains, il faut lire le nombre de droite à gauche, il suffit d'ajouter la valeur du chiffre, sauf s'il est inférieur au précédent, dans ce cas, on le soustrait. Ainsi :

  • XVI = 1 + 5 + 10 = 16 ;
  • XIV = 5 - 1 + 10 = 14, car I est inférieur à V ;
  • DIX = 10 - 1 + 500 = 509, car I est inférieur à X ;
  • MMMMCMXCIX = 10 - 1 + 100 - 10 + 1 000 - 100 + 1 000*4 = 4 999 ;
  • MMMMDCCCLXXXVIII = 4 888, est le nombre romain le plus long en quantité de symboles.
Source : wikipédia